Pentecôte.2006
Dimanche de Pentecôte.2006. Frères et sœurs, Pentecôte, c’était à l’origine, chez les Juifs, la fête des moissons, mais depuis longtemps déjà on célébrait l’alliance entre Dieu et son peuple. Il y avait foule dans la ville, « des gens de toutes les nations qui sont sous le soleil ». Cette foule ainsi décrite par St. Luc dans les Actes des Apôtres fait penser à une ville où vont et viennent, où se croisent, où grouillent des gens qui ne communiquent pas entre eux. L’Eglise naissante, c’était déjà ce petit groupe des apôtres rassemblés dans la chambre haute pour prier avec Marie Revenons un tout petit peu arrière pour comprendre ce qui s’était passé dans le groupe apostolique. Il n’est pas loin en effet le temps de la peur et du reniement de Pierre qui disait : « Je ne connais pas cet homme », il n’est pas loin non plus le temps de la dispersion des autres disciples, qui avaient pris la fuite au moment de la passion. Et un jour tout avait basculé. Et basculé comment ? Celui qu’il croyait mort, est ressuscité trois jours après, et le jour de Les disciples furent tous remplis d'Esprit Saint et se mirent à parler d'autres langues. Que souffle l’Esprit de Pentecôte et ces craintifs d’hier, ces hommes peureux deviennent des intrépides témoins de la vie et de la résurrection de Jésus. Que souffle l’Esprit de Pentecôte, et ces muets d’hier deviennent des prédicateurs que rien, ni personne, ne peut faire taire, ni la foule, ni les menaces, ni même la mort. Que souffle l’Esprit de Pentecôte et l’évangile se dit et s’entend dans toutes langues. Que vienne l’Esprit de Pentecôte, et toi aussi tu comprendras. Que vienne l’Esprit de Pentecôte et toi aussi tu auras l’audace de vivre ta Foi sans peur et sans honte. Tu sauras dire l’Evangile avec tes mots d’aujourd’hui. Jadis, l’univers nous paraissait un monde vaste et lointain. Grâce aux progrès techniques (la télévision, la radio, le téléphone, le fax, l’avion etc..) ce monde-là nous paraît maintenant si petit et si proche. Un simple geste (tourner le bouton du téléviseur) et soudain dans une petite fenêtre apparaît n’importe quelle partie du monde. Nous comprenons alors que nous appartenons au même univers. Mais si l’humanité a fait ce pas en avant, il reste que nous sommes toujours divisés, cloisonnés, disons en recherche d’une véritable communion. C’est un lieu commun de dire que les hommes n’arrivent pas à s’entendre et à se comprendre vraiment. Ce n’est pas simplement le fait qu’ils ne parlent pas tous la même langue, mais parce qu’ils n’arrivent pas à jeter des ponts entre eux, et à construire des chemins de rencontre.. Comme pour La Pentecôte nous fait comprendre quelque chose d’autre encore. L’Esprit de Pentecôte a fait surgir l’antiBabel, l’Eglise lieu où nous faisons l’expérience de la communion et de la communication entre les personnes, car l’Esprit assume toutes les diversités et toutes les différences. L’Eglise, nous en parlons comme d’un chantier : le chantier du Royaume à bâtir. Un chantier cela veut dire que tout n’est pas parfait, que rien n’est achevé, mais que tout est à l’état de commencement et de signe. Dans le travail qui est à faire, qu’on appelle La Pentecôte, tableau de François-Edouard Picot : Église du Mesnil-Le-Roi (78)
" Tous ces gens qui parlent ne sont-il pas galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?
Qu'est ce que cela veut dire ? "