Dimanche des Rameaux
Frères et Sœurs, Nous connaissons par cœur ce récit de la passion du Christ. Mais ce n’est pas quelque chose qu’il faut lire, tout simplement, mais qu’il faut méditer. L’évangéliste, en tous cas qui raconte cet événement, ne fait pas que raconter il souligne tout au long de ce récit les témoignages de miséricorde et de pardon que dispense Jésus, alors que lui-même, Jésus, subit une violence incroyable . Il guérit le serviteur du Grand Prêtre blessé à l’oreille par l’intempestif coup d’épée de Pierre. Il réconforte Pierre qui l’a renié, dirigeant sur lui un regard de compassion pour cette faiblesse de la part de celui qui se croyait fort. Face aux femmes de Jérusalem qui pleurent sur son passage, Jésus ne pense pas à lui, mais à elles et à leurs enfantS. Il sauve in extremis un des brigands crucifiés avec lui en accueillant son repentir et sa prière. Sur la croix, il demande au Père le pardon pour ceux qui l’ont crucifié, leur trouvant l’excuse de ne pas savoir ce qu’ils font. Ainsi à la violence déchaînée contre lui, Jésus a opposé l’amour. De plus en plus à notre époque nous connaissons une montée inquiétante de la violence. C’est tous les jours que les journaux nous rapportent des récits de meurtre, de guerre, de violences faites au corps et au cœur des enfants, l’insécurité dans certains quartiers de nos villes, l’agressivité au sein des couples. Et que dire des violences qui apparaissent dans les écoles, les collèges et les lycées ? Ce qui est encore plus dramatique, c’est la violence que subissent les innocents. Et les gens se demandent alors, mais enfin pour quoi ? où est Dieu ? Qu’est-ce qu’il fait ? Et Dieu garde le silence. Comme pour son Fils, Dieu garde le silence. Il ne se venge pas. Il ne dit rien. Et cela nous fait souffrir. On serait tenté de dire que Dieu nous regarde nous débattre avec nos problèmes et nos souffrances au point qu’un jour un homme désespéré disait pour se moquer : « Notre Père qui est aux cieux, reste-z-y ! » Ne tombons pas dans ce piège.