27° Dimanche.B

27° Dimanche. B Frères et sœurs, L’Eglise a voulu que ce dimanche, 2° du mois d’octobre, soit le dimanche des familles. Les textes de ce dimanche nous proposent une méditation depuis notre origine (récit de la création, 1° lecture) jusqu’à la fin de notre vie. Une méditation, cela veut dire que c’est avec le regard de la foi que je vais regarder la famille. Commençons par dire que cette célèbre page du récit de la création n’est pas à prendre à la lettre. Le poète du livre de Dans l’Evangile, on voit réapparaître dans la bouche des pharisiens cette vieille mentalité de supériorité, lorsqu’ils demandent à Jésus s’il est permis à un mari de renvoyer sa femme. Notez bien : les pharisiens ne demandent pas à Jésus s’il est permis à une femme de répudier son mari. Pareille question ne se posait pas, dans ces sociétés antiques à prédominance masculine. Jésus n’entre pas dans ces catégories du permis et du défendu. Il va droit au projet de Dieu. Il est vrai, dit Jésus, que Moïse a autorisé cela, mais c’est à cause de la dureté de votre cœur, comme une étape vers la réalisation du dessein de Dieu qui est l’unité et la permanence du couple. Qu’il puisse y avoir des échecs en amour, cela ne met pas en cause l’appel de Dieu et la capacité des hommes à construire cet amour de toute leur vie. Le divorce est toujours un échec une souffrance. Il est entré dans les mœurs comme une chose normale, un droit. Jésus prend le contre-pied : « Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » Dans sa réponse aux Pharisiens, Jésus remonte au commencement de la création, i.e. qu’il rejoint la volonté créatrice de Dieu. Or cette volonté est que le couple humain soit image de Dieu, dans la mesure où l’homme et la femme acceptent d’entrer l’un et l’autre dans des relations d’amour réciproque, parce que lui Dieu est éternel mouvement d’amour. Lorsque le couple se brise, il porte atteinte au projet de Dieu, il introduit un désordre dans la création telle que Dieu l’a voulue. Le second épisode rapporté dans cet évangile concerne l’accueil des enfants, mis eux aussi à l’écart de cette société masculine. Dans les deux cas, il s’agit de rejet de la part des hommes. Non !l’enfant n’est pas un objet. Il est personne humaine et don de Dieu. C’est pourquoi l’Eglise réclame pour lui honneur et respect dès la naissance dans le ventre de sa mère, En ce dimanche des familles, l’Eglise souhaite à chaque famille d’être heureuse. Le bonheur souvent n’est pas compliqué. Il est fait de petites choses. Le Seigneur ne nous demande pas d’être des super héros, il connaît nos faiblesses. Mais modestement, on peut sans doute envisager de moins négliger les petites choses de tous les jours (bien se dire bonjour et bonsoir, mieux vivre ensemble le temps des repas, prendre le temps de parler en coupant la télé, et pourquoi pas amener, (si possible), son conjoint au restaurant, un jour de fête). Il y a des couples qui font ça ! Cependant, s’il n’y a pas l’amour, s’il n’y a pas la volonté de nourrir l’amour pour qu’il grandisse, les gestes, les paroles raisonneront oui, mais pas comme le cristal, plutôt comme le bruit de la tôle ou du zinc. Et plus que tout, vous les couples, vous ne serez pas vraiment heureux sans mettre Dieu à sa place. Le plus souvent il est à la porte. Pour résoudre vos problèmes affectifs, vous avez raison de recourir à un psychologue, ou à un psychothérapeute. Mais cela ne suffit pas ; Le vrai manque est un manque de profondeur spirituelle. Cherchez Dieu, et le reste vous sera donné en plus.