Mes vacances 2006
Mes vacances,
Six fois
voyage dans ce pays avec notamment les Indiens du Moule qui voulaient retrouver en quelque sorte les traces de leurs ancêtres. Je ne vais pas raconter dans ces quelques lignes tout ce que j’ai vu et entendu, parce que je n’ai pas pris de notes et je n’avais on plus d’appareil de photos. C’est un ami qui m’a suggéré de faire le récit de ce voyage.
BENGALORE.
Nous sommes arrivés, je crois vers 2 heures du matin, après un long voyage depuis l’aéroport Charles de Gaulle. Il faut dire qu’il y a entre
MADRAS.
De BENGALORE, nous avons pris l’avion pour nous rendre à Madras. Une heure de vol.. Ville immense, très populeuse et grouillante d’enfants, d’adultes, et de véhicules à bras, à moteur, de pousse-pousse, et de ces fameux taxis comme appelle « TOUC-TOUC ». Impressionné, je l’ai été encore davantage, lorsque je me suis rendu sur les lieux du Tsunami qui avait ravagé la région et englouti des centaines de personnes. Les
signes de reconstruction ? Pas vraiment ! Sauf quelques barques de marins pêcheurs alignés ici et là au bord de la mer. Beaucoup de pauvres, qui vous sollicitent à l’arrivée du car de tourisme. Mais des pauvres dignes. Je veux dire qu’ils ne vous agressent pas, ils ne tirent pas vos vêtements et votre sac. Ils tendent la main. Je crois, avant de mettre les pieds dans ce pays, que le « saree », le vêtement traditionnel des femmes indiennes étaient des habits qu’elles portaient le dimanche ou les jours de fête. Mais non !. Même les pauvres, au jardin ou sur les lieux de travail, pieds nus, ou chaussées, elles étaient toujours habillées de leur saree. A Madras, si je ne m’abuse, c’est là que le P. Joseph( actuellement curé de Trois Rivières en Guadeloupe) nous a rejoints. Et il est resté avec nous jusqu’à notre départ. Grâce à lui nous avons pu visiter d’autres lieux non prévus au programme, comme le séminaire de Pondichéry.
PONDICHERY
En car, nous sommes partis pour Pondichéry. Immense ville, grouillante, populeuse, avec ses temples indiens nombreux et merveilleux, ses innombrables magasins, ses grands et petits commerces, et une circulation difficile à décrire, tellement elle est éloignée de ce que sous connaissons ici ou ailleurs. Mais je n’ai jamais vu d’accident, rarement des agents de la circulation : tout se passe « bien ». Partout, aussi bien sur les trottoirs, dans les magasins, ou dans les hôtels, on est frappé par la politesse, la gentillesse des personnes qu’on aborde. Sans parler le Tamoul, on pouvait leur demander un renseignement, à l’aide de quelques signes ou quelques mots d’anglais. A Pondichery, on trouve le consulat français, et même une paroisse où est célébrée une messe en français le dimanche. Il nous avait été recommandé de prendre des médicaments antipaludiques : nous n’avons jamais été incommodés par des moustiques.
Le P. Joseph nous a fait visiter un grand séminaire où le P. Stefen (qui a été autrefois à la paroisse de Morne-à-l’eau) enseigne la théologie. Combien de séminaristes (déjà diacres ou futurs diacres) : environ une vingtaine. Ce n’est qu’un séminaire. Il y en a bien d’autres évidemment !
En arrivant en Inde, on est accueilli par des colliers de fleurs, une boisson exotique et une nourriture très spécifique. Nous, les antillais,nous connaissons le goût du « colombo » et d’autres épices, mais les Indiens sont passés maître dans l’art de confectionner toutes sortes de mets à base de lait de coco, de gingembre, de poivre, et d’autres épices, comme le piment, qui relèvent la saveur des plats. J’avoue que j’ai apprécié ces plats qui nous étaient présentés, aussi bien le matin que le midi et le soir, cela les deux premiers jours. Mais j’ai battu en retraite les jours suivants en raison du caractère extrêmement épicé des aliments. D’ailleurs, un homme de notre voyage a été malade. Il avait vomissements et diarrhées. Le médecin indien appelé à son chevet lui a donné les médicaments appropriés. Quant à moi, je suis resté souffrant avec des maux de ventre, et une diarrhée qui ont duré plus d’une semaine. J’ai vu des belles mangues, des ananas, des fruits de toutes sortes dont certains sont connus de nous ici en Guadeloupe. Mais il a fallu s’en abstenir par précaution. Certains ont succombé à la tentation devant ces fruits d’une valeur marchande, comme on dit, défiant toute concurrence.
COCHIN.
Nous sommes passés de l’est à l’Ouest de l’Inde dans la région du Kerala. Une région toute différente de celle que nous avions visitée. Il a fallu traverser toute une région immense couverte de thé, de cocotiers, de palmiers et de bananiers. Je ne saurais dire la superficie de ce pays traversé. Notre guide, un indien, d’une trentaine d’année, un homme intelligent et cultivé, qui dit avoir appris le français (qu’il parlait correctement) l’italien sur internet nous a livré quelques maximes de l’Inde. Il y a, dit-il, trois catégories d’amis. Des « amis pas », des « amis-co », et des « amis-ba ». Traduisez des amis palmiers : comme ces palmiers qu’on n’a pas besoin d’entretenir et dont on utilise les feuilles, le tronc, les fruits, les racines en toutes saisons, certains amis ne vous font jamais défaut. Pas besoin d’en prendre soin. On peut toujours aller vers eux. Il y a ensuite les « amis-co », les amis cocotiers : comme ces cocotiers dont on utilise les noix et les palmes, le tronc, et qu’on n’a pas besoin d’entretenir, qui n’ont pas tous la droiture et la solidité qu’on peut espérer, ainsi certains amis peuvent être d’un moment, ils peuvent se laisser aller, et même tomber. On peut les aimer, mais demeurer sur ses gardes. Il y a enfin les « ami-bas », les amis bananiers. Ceux-là, comme les bananiers : il faut s’en occuper, se soucier d’eux, les cultiver, faute de quoi, ils ne produisent rien de bon..
Il nous a raconté aussi une fable, pleine de sagesse. Un jour un caïman appelait au secours pour être délivré d’un filet qui le retenait prisonnier dans un lac. Il appelle un jeune qui était là non loin du lac et lui dit : « Viens à mon secours, sauve-moi, je t’en prie, je risque de me noyer ! » Le jeune homme lui répondit : « Non ! Non ! Tu vas me mordre ! »- « Pas du tout répond le caïman ! ». A force d’insister, le jeune finit par porter secours à l’animal, qui au sortir du filet le mord. « Tu m’avais dit que tu ne me mordrais pas, dit le jeune homme ». « C’est vrai dit, le Caïman, mais que veux-tu c’est ma nature, je ne peux pas ne pas mordre. » Or tandis que le jeune homme était en train de saigner abondamment de sa plaie, le jeune homme appelle au secours un lapin qui passait par là pour lécher son sang. A peine eût-il rendu ce service, le lapin en traversant la rue fut tué par une voiture qui venait à toute vitesse. Et le guide de conclure : comment comprendre ce monde où quand on fait le bien, on récolte le mal. Ainsi, ajoute-t-il, c’est ça la vie. Je n’ai fait que raconter de mémoire. Il y a sans doute de nombreuses inexactitudes. Voilà ma conclusion. J’ai été séduit par ce pays. Je ne ferai du tourisme comme j’ai fait en allant chaque jour dans un hôtel différent,et repartant le demain matin : ce qui à la longue était fatiguant. Non je resterai dans lemême hôtel. Je n’ai pas parlé de la monnaie, mais avec nos euros nous avons un grand avantage au change. Pour un euro, on avait 58-59 roupis..
P. Gillot. Voici mon adresse électronique: Y. Gillot@wanadoo.fr. J’aimerais bien que David « mon inconsolable » me contacte.