1 Dimanche. Avent
1° dimanche de l’Avent 2006–Année C Frères et Sœurs, Chaque année, l’évangile du 1° dimanche de l’avent est un passage du discours de Jésus sur les derniers temps, où il est question de grands cataclysmes. Je vous disais, il y a quelques temps de cela, rappelez-vous, que ces expressions, ces images appartiennent au langage biblique entourant une manifestation de Dieu. Les trois lectures de ce 1° dimanche de l’Avent annoncent une venue, promise ou attendue dans un temps plus ou moins proche. Dans la lecture du prophète Jérémie, il s’agit du Messie, attendu en son temps avec d’autant plus d’impatience que le peuple vivait des temps difficiles de l’exil. Dans la 2° lecture, St. Paul nous invite aussi à attendre le sauveur qui vient. Mais comment attendre, car il y a à attendre et attendre. Attendre les bras croisés l’arrivée du transport en commun, attendre son tour par ex. en faisant la queue dans une longue file, aux caisses d’un super Dieu vient nous visiter. Par conséquent, c’est le moment de réveiller notre foi qui a tendance à s’endormir. Les premiers chrétiens attendaient le retour du Seigneur comme imminent. Pour nous aujourd’hui cette perspective d’un retour imminent s’est déplacée. Nous proclamons tout simplement dans chaque Eucharistie qu’ « il reviendra dans la gloire ». « Je reviens vers vous ! » a dit le Christ, sans préciser la date. Et les événements du monde d’hier et d’aujourd’hui, qui nous font peur, les guerres, le terrorisme, et au niveau de chacun de nous la peur d’une séparation brutale ; pour un couple la peur du divorce, la peur d’un licenciement, la peur d’une mutation professionnelle ou encore le diagnostic d’un cancer.. Ces craquements, ces malheurs secouent notre insouciance, et sont à la fois les signes d’un monde provisoire et de notre propre fragilité, en même temps que l’accouchement d’un monde nouveau : un monde nouveau que la naissance du Christ vient inaugurer. L’Evangile nous met en garde contre l’alourdissement du cœur. « Que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie » avons-nous entendu dans l’évangile de ce dimanche. Et c’est vrai nous avons le cœur lourd de ce qui pèse sur nous et qui nous écrase parfois(pas forcément la débauche et l’ivrognerie), mais les problèmes de santé, les problèmes de logement et de salaire, les factures à payer, les emprunts qu’on a fait à la banque et dont le remboursement arrive à échéance, les relations difficiles avec les parents ou le voisinage etc.. Il y a ça, ça et bien d’autres choses encore. Mais au fond de nous-même, d’autres poids nous appesantissent le cœur : notre mauvais caractère, notre égoïsme, nos rancunes profondes, toutes choses qu’on a du mal à voir et à juger. Souvent d’ailleurs nous voyons ce qu’il faut changer chez les autres, mais pas forcément en nous-mêmes. Ce temps de l’avent est donc plus qu’une préparation à la fête de Noël. C’est une invitation forte à un renouveau. Une « invitation forte », parce qu il nous est demandé de rester « éveillés » et de « prier en tous temps ! » : ce qui requiert de nous évidemment une volonté et un véritable effort. Noël donc sera d’autant plus fervent et plus joyeux que nous l’aurons bien préparé.
marché, dans les administrations, chez le coiffeur ou chez le médecin. C’est du temps perdu !.. Par contre l’attente n’est pas du temps perdu quand elle nous met en action. La maman par ex. qui prépare la layette pour son bébé, ou la personne qui remet en ordre sa maison pour accueillir une visite n’a pas l’impression que c’est du temps perdu. Bien au contraire, en faisant ces menus travaux, le cœur est déjà dans la joie.