2° Dimanche de Pâques
2° Dimanche de Pâques 2006 Frères et sœurs, On a tellement pris l’habitude de voir en l’apôtre Thomas l’exemple ou le type de l’homme incrédule (d’ailleurs tant d’images et de peintures célèbres nous l’ont montré mettant le doigt dans les plaies du Christ) que nous avons peine à le voir autrement que dans le rôle de l’homme têtu, enfin contraint de se rendre à l’évidence. Or ce thème de la difficulté avec laquelle les disciples vont passer du doute à Donc st. Jean veut nous dire ceci : 1°) 2° chose : ce constat de Thomas est une expertise. Car ce que constate Thomas, c’est que le Ressuscité est le même Jésus de Nazareth, qui a été crucifié, et pas un autre. Le même qui a marché avec eux sur les routes de Palestine. Le même qui a ri et bu le vin des noces de Cana. Le même qui a dit : « Le Père et moi nous sommes Un ». Le même qui avait pardonné à la femme pécheresse. Le même qui, quelques jours auparavant avait dit : « Prenez et mangez, prenez et buvez, c’est mon corps, c’est mon sang.. » La résurrection de Jésus est donc l’événement, la signature qui vient confirmer sa Parole et ses gestes. 3° Chose : Nous croyons que Jésus est vivant aujourd’hui, parce que nous faisons confiance à l’Eglise qui a reçu l’Esprit de Pentecôte pour nous faire entrer dans la vérité toute entière. Nous sommes des croyants, i.e. que nous croyons sans avoir vu, mais avec la grâce de l’Esprit Saint, notre intelligence et notre cœur s’appuient sur Que la communauté des croyants se rassemblent, de huit jours en huit jours, comme au temps des apôtres, c’est le signe le plus fort qui nous montre que Jésus est présent avec nous. C’est à cette Eglise apostolique, vivante par l’Esprit, que nous sommes incorporés par le baptême et la confirmation. Et c’est avec cette Eglise que nous témoignons encore aujourd’hui : « Mon Seigneur et mon Dieu » 4°) enfin, au cœur de ce récit il y a un rassemblement. Depuis le dimanche de Pâques, je vous le disais, les chrétiens se rassemblent le 1° jour de la semaine. Nous en avons des témoignages, par ex. dans les Ac. 20 :7 « Le premier jour de la semaine à Troas, comme nous étions rassemblés pour rompre le Pain.. » Au 2° siècle à Rome (1° apologie de st. Justin) « Le jour du soleil (i. e le dimanche) nous nous réunissons tous. ». En l’an 304, le témoignage des martyrs d’Afrique du Nord « Nous ne pouvons rester sans le repas du Seigneur. » Au 20° siècle, le 2° Concile du Vatican : « Le jour du Seigneur ou dimanche, l’Eglise célèbre le Mystère de Pâques en souvenir du jour même de « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » Nous sommes de ceux-là, Frères et Sœurs, parce que nous nous appuyons sur la foi des Apôtres et particulièrement sur l’expertise, mieux encore, sur la foi de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » C’est à ce cri de foi qu’aboutit l’Evangile de Jean. C’est, dit St Jean lui-même, dans ce but qu’il l’ a écrit : « afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et que par votre foi, vous ayez la vie en son nom. »Amen 
Saint Thomas